Méthode Lacanau Océan

Ce site n'a qu'un argument : dire d'où vient chaque chiffre. Les modèles sont nommés, les runs datés, ce qui est calculé est expliqué, ce qui est estimé porte le mot « estimé », et ce qui n'est pas calibré est dit non calibré. Voici la version longue.

Le verdict, de 0 à 10

Le score est calculé sur le serveur à chaque ingestion, jamais dans votre navigateur, et il est déterministe : les mêmes entrées donnent toujours le même nombre. Trois sous-scores — houle, vent, marée — sont combinés en moyenne géométrique pondérée (0,45 · 0,35 · 0,20). Le choix de la moyenne géométrique est un parti pris : un facteur rédhibitoire coule le créneau. Vingt-cinq nœuds de vent de mer donnent 2/10 même sur une houle parfaite, là où une moyenne classique aurait sauvé les apparences.

Les libellés suivent le nombre sans zone grise : flat sous 1 (et seulement faute de vagues), mauvais sous 3,5, moyen sous 5,5, bon sous 7,5, très bon sous 9, épique au-delà.

Le vent n'est pas jugé « en soi » : ce qui compte est ce qu'il fait à la vague. Un vent de terre ne coûte rien jusqu'à 16 nœuds effectifs — il lisse la face et creuse la vague — puis dégrade jusqu'à un plancher atteint vers 32 nœuds. Au-delà de 18 nœuds, il retient les petites vagues : la crête est repoussée, le déferlement retardé, le take-off impossible. Cette retenue est pleine sur une mer nulle et disparaît dès 1 m de houle. Les rafales comptent (le clapot vient d'elles) : tout se juge sur un vent effectif fait de 70 % du vent moyen et 30 % de la rafale. Enfin, la part d'énergie de « mer du vent » lue dans les partitions des modèles pénalise un plan d'eau haché — c'est la seule entrée qui porte l'histoire du vent, et pas seulement l'heure courante.

La marée est un citoyen de première classe : l'optimum est autour de la mi-marée, avec un bonus à la montante ; au-delà de 90 de coefficient, les courants raccourcissent la fenêtre utile. Trois plafonds explicites, enfin : sous 0,3 m de houle le score ne dépasse pas 1 (« flat ») ; au-delà de 25 nœuds de vent de mer il ne dépasse pas 2 ; et « ça ferme » s'affiche dès 2,8 m, avec un plafond qui descend progressivement de 3,0 à 3,8 m — jamais un seuil unique, qui produirait une falaise de score au lieu d'une information.

Trois profils de planche, un seul moteur

Les courbes de houle changent avec la planche, le reste ne bouge pas : shortboard (optimum 0,9 à 2,2 m, période exigeante — le sous-score ne sature qu'à partir de 10 s), midlength (les courbes de base, profil par défaut), longboard (optimum 0,5 à 1,2 m, période courte tolérée dès 7 s, pénalité accrue au-dessus de 1,8 m). C'est tout l'intérêt du sélecteur : un 0,8 m lisse n'est pas la même journée selon ce qu'on emmène. Le meilleur créneau est donc calculé par profil, pas une fois pour tous.

Le meilleur créneau

Le seuil n'est pas fixe : il vaut le meilleur score du jour moins 1,5 point, sans jamais descendre sous 4. Le créneau retenu est la plus longue plage d'heures consécutives au-dessus de ce seuil (à égalité, la mieux notée), arrondie à la demi-heure. Si le meilleur score du jour reste sous 3, il n'y a pas de créneau : le site écrit qu'il n'y a pas de session et renvoie aux prévisions de la semaine, au lieu de désigner la moins mauvaise heure d'une journée sans vagues.

Ces courbes viennent de la physique et du carnet d'un surfeur du spot, pas encore d'une confrontation systématique au terrain. Le journal de calibration du projet liste les défauts connus, et en voici quatre : le bonus de marée montante est écrasé par le plateau de la courbe (montante et descendante donnent le même score à l'optimum) ; le haut de l'échelle sature — deux tiers de la boîte « bonnes conditions » rend exactement 10,0 ; le plancher de vent de mer rend 16 et 25 nœuds indistinguables à 3,5/10 ; et la courbe d'énergie n'est pas encore déclinée par planche, si bien qu'un shortboard peut atteindre 8/10 sur 1,6 m à 7 s alors que son profil devrait l'interdire. C'est une version 1 honnête, pas un moteur mûr.

Les modèles de houle

Quatre modèles, choisis par échéance : le plus fin décide pour aujourd'hui, les autres prennent le relais et servent de contradicteurs.

Les quatre étages du pipeline de houle, du plus fin au plus lointain.
ModèlePortéeCe qu'il apporte
MFWAM 0,025°Météo-France, open datafamille Météo-France0-48 hGrille fine forcée par AROME, 4 runs par jour, reçue 4 h 15 après l'heure du run (mesuré). Publie les partitions complètes : houle primaire, houle secondaire, mer du vent.
IBI-WAV 1/36°Copernicus Marinefamille Météo-France~8 joursEnviron 2 à 3 km, pas horaire, partitions et deux mises à jour par jour. Le meilleur produit validé du golfe de Gascogne — mais son horizon réel s'arrêtait à J+8,2 au relevé du 10/08/2026, pas aux 10 jours annoncés.
ECMWF-WAMvia Open-Meteofamille ECMWF15 joursEnviron 9 km, pas horaire natif, 4 runs par jour reçus à +6 h 42. C'est lui qui peut CONTREDIRE Météo-France : le recoupement de la semaine.
GFS-WaveNOAA, via Open-Meteofamille NOAA16 joursEnviron 0,167°, reçu à +5 h 24. La queue lointaine et un second avis indépendant ; utile en contradiction, jamais comme source principale.

Pourquoi deux modèles d'accord ne prouvent rien

MFWAM et IBI-WAV ne sont pas deux avis : l'attribut de provenance du fichier Copernicus dit MFWAM-CY47R1 — le même cœur de modèle que Météo-France, sur une autre grille. Deux réglages d'un même code se trompent ensemble.

Les modèles sont donc regroupés en trois familles (Météo-France : MFWAM et IBI-WAV · ECMWF · NOAA), et la divergence n'est mesurée qu'entre familles : c'est l'écart relatif de hauteur entre leurs représentants. Jusqu'à 8 % d'écart, la confiance est annoncée haute ; jusqu'à 20 %, moyenne ; au-delà, faible. Quand une seule famille répond, un plancher de 10 % s'applique : sans témoin indépendant, ce site ne dira jamais « confiance haute ». Au-delà de 240 heures d'échéance, un plancher de 25 % force « faible » — la tendance lointaine reste une tendance.

L'incertitude qu'on assume

Sur la hauteur de houle, l'incertitude normale est de ± 0,25 à 0,30 m. La littérature de validation du golfe de Gascogne donne pour cette famille de modèles un biais quasi nul (−1 à −3 cm), un écart quadratique moyen de 0,25 m et une corrélation de 0,95 à 0,97 contre 123 bouées ; les fortes houles y sont légèrement sous-estimées. Le site travaille toujours avec la période de pic (Tp) et jamais avec la période moyenne, sous-estimée et bruitée près de la côte.

Deux détails d'ingénierie qui changent les valeurs affichées : la houle est demandée franchement au large (45,00 · −1,45) parce que les cellules côtières de certaines grilles renvoient des zéros silencieux, et les coordonnées réellement servies par chaque API sont enregistrées à chaque appel — une grille peut déplacer un point de plusieurs kilomètres sans le dire. Côté MFWAM, un run n'est pas un fichier mais 48 fichiers GRIB (environ 245 Mo) téléchargés, lus et supprimés un par un.

Le vent

Le vent vient d'AROME HD, le modèle à maille fine de Météo-France : maille de 1,3 km, livré par Open-Meteo sur une grille de 0,01° — soit un point tous les 1,11 km du nord au sud et tous les 0,79 km d'est en ouest à notre latitude. Huit runs par jour, reçu moins de 4 heures après l'heure du run, horizon d'environ 51 heures. Au-delà, le relais est pris par ARPEGE jusque vers J+5, puis par les modèles globaux jusqu'à 15 ou 16 jours — la finesse baisse avec l'échéance, et c'est normal.

La cellule de mer, pas la plage

Un point de grille sur le sable et un point à un kilomètre au large ne donnent pas le même vent : 5,5 nœuds contre 13,5 nœuds le même après-midi, à la même heure. Le vent qui compte pour une session est celui que reçoit le plan d'eau au line-up : le score utilise donc la cellule de mer. C'est un choix éditorial, il est écrit ici plutôt que caché, et il sera recalé pendant la phase de calibration contre des stations réelles et de l'observation directe.

C'est aussi ce qui sépare ce site d'un affichage global : le 10 août 2026 après-midi, AROME HD donnait 4 à 6 nœuds là où GFS donnait 10 à 11 nœuds. C'est exactement l'écart entre une session lisse et du clapot.

Deux précisions de lecture : la rafale affichée est, par convention de la source, le maximum de l'heure écoulée ; et AROME publie un pas réel de 15 minutes sur les six prochaines heures, remis à jour toutes les heures — c'est ce nowcast qui alimente les barres « prochaines heures » de la feuille de détail.

Ce grain fin n'est affiché que s'il vient du même run qu'un vent horaire : les deux séries sortent du même champ AROME, la valeur à l'heure pile doit donc y être exactement identique — vitesse, rafale et direction, sans tolérance. Quand ce n'est pas le cas — deux requêtes tombées de part et d'autre d'une publication du modèle — la ligne au quart d'heure disparaît plutôt que de contredire la colonne du vent, et la source est signalée indisponible dans la provenance. Nous préférons ne rien montrer à montrer deux chiffres qui se contredisent.

La hauteur au déferlement

Aucun modèle de houle ne voit les bancs de sable des derniers kilomètres. La hauteur brute au large (Hs, Tp, direction) reste donc toujours affichée comme donnée de référence, et une estimation « au déferlement » est proposée à côté, jamais à la place.

Elle utilise la formule de déferlement de Komar & Gaughan (1972), où la hauteur au large est corrigée de la réfraction pour les houles obliques (racine du cosinus de l'écart entre la direction de la houle et l'orientation du spot, 278°), avec un plancher : même à incidence extrême, le déferlement n'est jamais nul.

Hb = 0,39 · g1/5 · (Tp · H₀′²)2/5

Elle est appliquée au train dominant en énergie, jamais à la mer totale et jamais au clapot de vent. Ce détail n'est pas cosmétique : appliquée aux valeurs totales, la formule surestimait le déferlement de 23 % (biais médian mesuré), parce que la houle secondaire et la mer du vent gonflent la hauteur significative sans être la vague qu'on surfe. Le résultat est affiché comme une fourchette à ± 20 %, arrondie à 0,1 m, avec un « ≈ » assumé — et rien du tout si la houle n'est pas exploitable, jamais un zéro fabriqué.

Le facteur de calibration locale de cette formule vaut 1,0 : c'est-à-dire aucune correction. Non calibré à ce jour. Il attend plusieurs semaines de comparaison entre la bouée, la webcam et des sessions réelles. C'est le chiffre le plus fragile du site, et c'est pour cette raison qu'il est présenté comme une estimation partout où il apparaît.

Marées et coefficients

Les marées viennent de WorldTides : pleines et basses mers plus une courbe au pas de 30 minutes, en zéro hydrographique comme tout l'écosystème français, avec un seul appel par jour mis en cache côté serveur. Les hauteurs brutes étaient systématiquement basses de 18 cm, le point d'interpolation étant à une dizaine de kilomètres au large : un décalage unique de + 0,18 m a été calibré sur la moitié d'un échantillon, puis vérifié sur l'autre moitié, jamais vue pendant la calibration. Sur la moitié calibrée, l'écart résiduel tombe à 4 cm au maximum — mais sur la semaine jamais vue il remonte à7 cm : le décalage unique se dégrade à mesure qu'on s'éloigne de sa fenêtre de calibration. C'est la limite d'un offset constant là où il faudrait un modèle local.

Ce que vaut la comparaison avec le SHOM

Le site de prédiction officiel « Lacanau (Large) » du SHOM sert d'étalon de comparaison interne — jamais de source republiée, ce serait une question de licence. Deux fenêtres ont été comparées, l'une utilisée pour calibrer, l'autre jamais :

Écarts contre l'étalon SHOM, en moyenne · maximum — tels que régénérés par le script du dépôt.
FenêtreHorairesminHauteurscmCoef.pts
09 → 15 août 202626 paires3,7 · 72,6 · 72,2 · 3
16 → 20 août 202620 paires, jamais calibrée3,9 · 123,9 · 71,7 · 4

Pourquoi « coef estimé » est écrit à côté du chiffre

Le coefficient de marée n'est pas une donnée locale : c'est une grandeur définie à Brest, calculée et publiée par le SHOM, et sa réutilisation passe par une licence payante. Ce site ne l'achète pas : il le recalcule. La méthode retenue est le semi-marnage de Brest — l'écart entre la pleine mer et le niveau de mi-marée du cycle, soit la moitié du marnage — divisé par l'unité de hauteur officielle de 3,05 m. Zéro paramètre ajusté aux données : rien n'a été tordu pour faire coller le résultat.

Ce que ça donne : souvent exact, 1,7 point d'écart moyen et 4 points au pire sur la fenêtre indépendante. Un coefficient officiel, lui, n'est pas « à 4 près ». Le mot estimé dit exactement cette différence, et il restera affiché tant que le site n'achètera pas les valeurs officielles.

Les seuils tenus en production sont assumés comme tels : ± 4 points de coefficient, ± 15 minutes sur les horaires, ± 0,15 m sur les hauteurs. Le protocole initial était plus strict (± 3 points) et il a échoué : c'est écrit dans le journal du dépôt plutôt que gommé. Chaque nouvelle capture de l'étalon est rejouée contre le code de production ; une dérive au-delà de 4 points ou de 15 minutes déclenche une recalibration de l'estimateur — jamais une recopie valeur par valeur. Enfin, au-delà de l'horizon de prédiction, la marée d'un jour est marquée « estimée » dans l'interface.

La bouée

Une seule mesure réelle nourrit ce site : la bouée Candhis Cap Ferret 03302 du Cerema, houlographe directionnel et seule bouée girondine active. Elle envoie une trame toutes les 30 minutes : hauteur significative, hauteur maximale, périodes, direction au pic, étalement, température de l'eau.

Elle est à plusieurs dizaines de kilomètres du spot (de 20 à 44 km selon la source consultée) : elle mesure la houle au large, pas les bancs de Lacanau. Son rôle est de confronter l'observé au prévu — pas de noter la journée. Le score ne dépend jamais d'elle.

Et elle tombe en panne : elle était muette début juin 2026. Quand elle se tait, l'interface écrit « muette depuis X h », avec le mot en toutes lettres à côté de la pastille de couleur. Jamais la dernière valeur connue déguisée en mesure fraîche, jamais un trou. Même règle pour la température de l'eau : la mesure de la bouée si elle a moins de deux heures, sinon une valeur satellite d'environ 8 km étiquetée comme telle, sinon rien du tout — un upwelling côtier de 3 à 5 degrés, seule la bouée le voit.

Fraîcheur et pannes

L'ingestion tourne toutes les 30 minutes sur le serveur, et chaque source à sa cadence utile : la bouée toutes les 30 minutes, le vent et la météo toutes les heures, la houle toutes les 3 heures, les marées et la température de l'eau une fois par jour. Aucun appel n'est fait depuis votre navigateur : aucune de ces API ne vous voit passer.

Chaque source voyage avec son heure de réception et, quand elle en publie un, son run de modèle — visibles en pied de page et dans le bloc « Fiabilité ». Les runs sont nommés en heure UTC, comme partout en météorologie. Une exception honnête : Copernicus n'expose nulle part la date d'analyse de son produit, donc IBI-WAV n'affiche pas de run. Afficher une date déduite serait afficher une provenance fausse.

Une source morte n'invalide jamais le bulletin : chacune conserve son dernier bon résultat, et son état est écrit en toutes lettres — « à jour », « en retard », « indisponible », « muette » — à côté d'une pastille de couleur. Le mot d'abord, la couleur ensuite : une information ne doit jamais reposer sur la seule teinte. Si le bulletin entier prend de l'âge, un bandeau le dit en haut de page ; hors ligne, c'est la dernière version en cache qui s'affiche, avec son âge.

Ce que ce site ne saura jamais : où sont les bancs de sable cette semaine, quelle baïne s'est ouverte, combien de monde à l'eau, la couleur de l'eau. Regardez la webcam, puis regardez la mer.

Licences et attributions

Le site est gratuit et sans publicité, et ce n'est pas une posture : l'accès gratuit d'Open-Meteo est réservé à l'usage non commercial — ni publicité, ni abonnement. Le coût de fonctionnement en données est de 0 € par mois, plus une dizaine de dollars une seule fois pour les crédits WorldTides. Une monétisation obligerait à changer de licence (offre payante, ou ingestion directe de l'open data Météo-France) : ce serait un choix à annoncer, pas à dissimuler.

Attributions obligatoires

Marées : mention légale WorldTides

En clair : les marées affichées ici sont des prédictions astronomiques fournies par WorldTides (modèle FES2022), reproduites avec la mention que leur licence impose. Elles ne sont garanties par personne et ne doivent pas servir à la navigation — pour ça, seul l'annuaire officiel du SHOM fait foi.

Médias de tiers

Ni la vidéo ni la webcam ne se chargent avant que vous n'ouvriez leur onglet ; la vidéo passe par youtube-nocookie et ne part qu'au clic. Les webcams Viewsurf du secteur ne sont que des liens sortants : leur reprise n'est pas autorisée, et rien de leur flux n'est réembarqué ici — un partenariat serait la seule voie propre. Aucune donnée SHOM n'est republiée : les valeurs officielles servent uniquement d'étalon de comparaison interne.

Questions fréquentes

D'où viennent les prévisions de surf de Lacanau ?
De modèles publics, nommés et datés. La houle : MFWAM 0,025° de Météo-France pour les deux premiers jours, IBI-WAV 1/36° de Copernicus Marine jusque vers J+8, ECMWF-WAM et GFS-Wave pour le recoupement et la queue à 16 jours. Le vent : AROME HD de Météo-France, maille de 1,3 km, livré sur une grille de 0,01°, sur la cellule de mer. Les marées : WorldTides, recalé de +0,18 m contre les valeurs SHOM. Les observations : la bouée Candhis Cap Ferret 03302. Rien n'est acheté à un revendeur, et aucun appel n'est fait depuis votre navigateur.
Pourquoi le coefficient de marée est-il marqué « estimé » ?
Parce qu'il est recalculé, pas repris. Le coefficient est une grandeur définie à Brest et publiée par le SHOM sous licence payante. Ici il est déduit du semi-marnage de Brest divisé par l'unité de hauteur officielle (3,05 m), sans aucun paramètre ajusté aux données. Contre l'étalon SHOM sur une fenêtre indépendante de cinq jours : 1,7 point d'écart moyen, 4 points au pire. Assez juste pour choisir une session, pas assez pour se faire passer pour la valeur officielle — donc le mot « estimé » reste écrit à côté du chiffre.
Pourquoi la bouée Cap Ferret ne dit-elle parfois rien ?
Parce qu'elle est en mer et qu'elle tombe en panne : la bouée Candhis Cap Ferret 03302, seule bouée girondine active, était muette début juin 2026. Quand elle ne transmet plus, le site affiche « muette depuis X h » au lieu de la dernière valeur connue déguisée en mesure fraîche. Le score ne dépend jamais d'elle : elle sert à comparer l'observé au prévu, pas à noter la journée.
Quelle différence avec Windguru ou Surfline ?
Trois. D'abord la traçabilité : chaque valeur dit son modèle, son run et son heure de réception, et le site annonce quand deux familles de modèles ne sont pas d'accord. Ensuite l'interprétation : un score de 0 à 10 par profil de planche et un meilleur créneau, au lieu de douze lignes de chiffres bruts. Enfin le vent : AROME HD, maille de 1,3 km, sur la cellule de mer, quand un modèle global annonçait 10 à 11 nœuds là où AROME en donnait 4 à 6, le 10 août 2026 après-midi. Ce site n'a en revanche ni couverture mondiale, ni webcams intégrées, ni application mobile.
Où voir un surf report vidéo de Lacanau aujourd'hui ?
Sur la page d'accueil, la section « Surf report & webcam » embarque le dernier report vidéo de Lacanau Surf Info — le bulletin filmé plusieurs fois par jour depuis la plage — et l'instantané de la webcam Gosurf de Lacanau Océan. Rien ne se charge avant le clic, et les deux sources sont créditées et liées : ce site fait des prévisions, le report filmé reste le travail de Lacanau Surf Info.
Est-ce que c'est gratuit ?
Oui, et sans publicité. Ce n'est pas une promesse commerciale mais une contrainte de licence : l'accès gratuit d'Open-Meteo est réservé à l'usage non commercial, ni publicité ni abonnement. Le site coûte 0 € par mois de données, plus une dizaine de dollars une seule fois pour les crédits WorldTides. Le jour où il se monétiserait, il faudrait changer de licence — et le dire.

Contenu de cette page mis à jour le . Les runs et la fraîcheur du jour, eux, s'affichent en pied de page de chaque bulletin.